La famille de Mehdi, abattu à Wemmel, parle de bavure
Pourquoi Mehdi voulait-il échapper aux gendarmes?
Mehdi Ben Kassou, 18 ans, habitait la Cité Modèle à Laeken, avec sa maman. Le soir du 17 novembre, il a été abattu par la gendarmerie à Wemmel. Ses parents, Christiane Vandenborght et Mustapha Ben Kassou, plongés dans le désarroi, sont indignés par la façon dont la presse a relaté les circonstances de sa mort. Avec leur avocat, maître Jan Fermon, ils ont décidé de se constituer partie civile.
Mehdi quitte l'appartement de sa maman vendredi soir, peu avant 19 heures. Selon les informations dont dispose la famille à l�heure actuelle, informations confirmées par le représentant du Parquet de Bruxelles, Mehdi est repéré par des gendarmes qui observent une voiture volée et abandonnée à la Cité Modèle. Mehdi et les trois personnes qui l�accompagnaient auraient fait quelques tours en voiture dans la cité et les gendarmes auraient estimé ce comportement suspect. Ils suivent la voiture de Mehdi, qui panique sans doute, car il ne dispose pas de permis de conduire.
La gendarmerie tente de bloquer le véhicule un peu plus loin. Au moment où Mehdi essaye d�échapper au contrôle en passant par le parterre au milieu d�une avenue, les gendarmes ouvrent le feu. Au moins un des gendarmes qui visaient la voiture a touché Mehdi Ben Kassou, qui perd le contrôle de son véhicule. La voiture roule encore 150 mètres. Emmené à l�hôpital, Mehdi décède des suites de ses blessures.
Rumeurs et désinformation
Dans un communiqué de presse, la famille et l�avocat Jan Fermon indiquent que «sans le moindre souci de recherche de la vérité et en violant toutes les règles fondamentales qui devraient guider le journalisme digne de ce nom, la presse a diffusé des rumeurs et de la désinformation.»
A titre d�exemple, il a été dit au journal télévisé de 13 heures à la RTBF, que Mehdi Ben Kassou était au volant d�une voiture volée utilisée auparavant dans le cadre d�une agression. Selon la famille, «il s�agit d�un mensonge pur et simple. Mehdi Ben Kassou a été tué au volant de la voiture appartenant à sa mère.»
Il a été dit que Mehdi Ben Kassou et ses copains étaient armés. Il ressort des contacts que la famille a eus avec le Parquet de Bruxelles, qu�aucune arme n�a été retrouvée, ni sur la personne de Mehdi Ben Kassou ni dans la voiture. La presse fait également état d�une course poursuite après une agression commise à 18h45 par des inconnus à Wemmel. A cette heure-là, Mehdi quittait l�appartement familial.
Un gendarme aurait été blessé au moment où Mehdi a essayé d�échapper au contrôle d�identité. Il a été confirmé à la famille que ce gendarme n�a pas eu besoin de soins et n�a pas été transporté à l�hôpital. Il a participé à la reconstitution organisée par le Parquet et le juge d�instruction deux ou trois heures seulement après l'incident.
La famille ne comprend donc pas pourquoi Mehdi a été qualifié de «gangster» par la presse, notamment par la RTBF. Elle envisage une action en justice pour faire cesser cette campagne immédiatement. Elle affirme que «le minimum de respect qu�exige la recherche de la vérité et le minimum de respect à l�égard d�une famille frappée par la perte d�un enfant honorerait ceux qui sont sensés nous informer.»
Pourquoi Mehdi voulait-il échapper aux gendarmes?
Mehdi Ben Kassou, 18 ans, habitait la Cité Modèle à Laeken, avec sa maman. Le soir du 17 novembre, il a été abattu par la gendarmerie à Wemmel. Ses parents, Christiane Vandenborght et Mustapha Ben Kassou, plongés dans le désarroi, sont indignés par la façon dont la presse a relaté les circonstances de sa mort. Avec leur avocat, maître Jan Fermon, ils ont décidé de se constituer partie civile.
Mehdi quitte l'appartement de sa maman vendredi soir, peu avant 19 heures. Selon les informations dont dispose la famille à l�heure actuelle, informations confirmées par le représentant du Parquet de Bruxelles, Mehdi est repéré par des gendarmes qui observent une voiture volée et abandonnée à la Cité Modèle. Mehdi et les trois personnes qui l�accompagnaient auraient fait quelques tours en voiture dans la cité et les gendarmes auraient estimé ce comportement suspect. Ils suivent la voiture de Mehdi, qui panique sans doute, car il ne dispose pas de permis de conduire.
La gendarmerie tente de bloquer le véhicule un peu plus loin. Au moment où Mehdi essaye d�échapper au contrôle en passant par le parterre au milieu d�une avenue, les gendarmes ouvrent le feu. Au moins un des gendarmes qui visaient la voiture a touché Mehdi Ben Kassou, qui perd le contrôle de son véhicule. La voiture roule encore 150 mètres. Emmené à l�hôpital, Mehdi décède des suites de ses blessures.
Rumeurs et désinformation
Dans un communiqué de presse, la famille et l�avocat Jan Fermon indiquent que «sans le moindre souci de recherche de la vérité et en violant toutes les règles fondamentales qui devraient guider le journalisme digne de ce nom, la presse a diffusé des rumeurs et de la désinformation.»
A titre d�exemple, il a été dit au journal télévisé de 13 heures à la RTBF, que Mehdi Ben Kassou était au volant d�une voiture volée utilisée auparavant dans le cadre d�une agression. Selon la famille, «il s�agit d�un mensonge pur et simple. Mehdi Ben Kassou a été tué au volant de la voiture appartenant à sa mère.»
Il a été dit que Mehdi Ben Kassou et ses copains étaient armés. Il ressort des contacts que la famille a eus avec le Parquet de Bruxelles, qu�aucune arme n�a été retrouvée, ni sur la personne de Mehdi Ben Kassou ni dans la voiture. La presse fait également état d�une course poursuite après une agression commise à 18h45 par des inconnus à Wemmel. A cette heure-là, Mehdi quittait l�appartement familial.
Un gendarme aurait été blessé au moment où Mehdi a essayé d�échapper au contrôle d�identité. Il a été confirmé à la famille que ce gendarme n�a pas eu besoin de soins et n�a pas été transporté à l�hôpital. Il a participé à la reconstitution organisée par le Parquet et le juge d�instruction deux ou trois heures seulement après l'incident.
La famille ne comprend donc pas pourquoi Mehdi a été qualifié de «gangster» par la presse, notamment par la RTBF. Elle envisage une action en justice pour faire cesser cette campagne immédiatement. Elle affirme que «le minimum de respect qu�exige la recherche de la vérité et le minimum de respect à l�égard d�une famille frappée par la perte d�un enfant honorerait ceux qui sont sensés nous informer.»